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Le Parisien, vendredi 20 avril 2007

"Je suis hyperheureux de ce que je fais ici"

Guillaume, 23 ans, un résident du centre de vie PASSERAILE à Magny Le Hongre

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MAGNY-LE-HONGRE, MERCREDI 18 AVRIL. Avec l'aide de Magali, une jeune ergothérapeute, Guillaume et Emmanuelle ont cuisiné une moussaka. Au centre de vie Passeraile, les infirmes moteurs cérébraux apprennent à devenir autonomes. (LP/M.L.)
Installé dans un joli studio de 33 m2 , parfaitement adapté à son handicap, Guillaume, 23 ans, fait partie des « hyperactifs » du centre de vie Passeraile. Son téléphone portable n'arrête pas de sonner et il foisonne de projets. « Je suis hypercontent et hyperheureux de ce que je fais ici, assure-t-il en tâchant d'articuler avec clarté.

On fait un tas de choses. Moi par exemple, je suis graphiste pour le journal des résidents. On voudrait aussi créer un bar dans le centre mais c'est toute une organisation. »

La direction de cet établissement se félicite d'être « un point de départ » pour beaucoup des quarante résidents âgés de 22 à 43 ans.

Certains travaillent au SAN du Val-d'Europe, dans les écoles et entreprises, à la mairie de Magny et dans les associations de la commune.

Mais Guillaume, qui est l'un des rares à pouvoir marcher, voudrait aller plus loin : « On ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, sourit-il. Mon rêve serait de trouver un vrai travail en plus de mes activités de graphiste ici. »

Marie LINTON