Menu Content/Inhalt
Compte rendu du CVS du 11 avril 2007 Imprimer Envoyer
Les échanges sont et restent très animés, la liberté de ton et la qualité des interventions est toujours très rassurante sur la possibilité de chacun de dire ce qu'il pense.

1) La difficulté de communiquer

Existence d’une peur réciproque de dire, conclusion, on ne dit plus. Les résidants ont exprimé au directeur la crainte de ne plus être aussi bien accompagnés par les professionnels s’ils disaient ce qui ne va pas, les professionnels ont peur que leur pratique soit « dénoncées » et qu’ils en soient sanctionnés.

Un travail de confiance sur l’effet positif de parler pour faire avancer les choses est à poursuivre tant pour les résidants que pour les professionnels.

On déplore le fait que la direction ne soit pas aussi disponible que par le passé, moins accessible.

« On nous dit de dire ce qui ne va pas, mais lorsque l’on souhaite le faire, on nous répond qu’on n’a pas le temps de nous écouter ! », « cela est illogique »

Paradoxal d’avoir à attendre pour dire ce qui ne va pas (parfois même proposition de l’écrire) et le fait qu’on nous incite à prévenir tout de suite lorsque quelque chose ne va pas.

Le directeur explique l’importance croissante de sa charge administrative et l’impossibilité dans laquelle il est d’être autant disponible que par le passé, avec l’association il est envisagé de présenter une demande de création de poste de directeur qui serait chargé de toute la « vie quotidienne et intérieure » de PASSErAILE.

Il est probable toutefois que cela ne soit accordé que lorsque nous aurons les appartements relais.

Il est fait tout ce qui est possible pour décharger Catherine Pouchin de tâches administratives afin qu’elle puisse consacrer plus de temps à l’écoute.

Première rencontre entre représentants des résidants et représentants des professionnels a eu lieu, animée par Catherine Pouchin autour de l’organisation de la vie quotidienne. Cela permet une reprise de la communication régulière.

2) Relations avec le personnel

Les résidants n’ont pas à pâtir des mésententes entre les membres du personnel. Certains membres du personnel semblent plus efficaces que d’autres.

« Ce sont toujours les mêmes qui répondent aux appels de sonnettes ».

Parfois le temps d’attente pour aller aux toilettes est très long (45 minutes), parfois le personnel ne répond pas aux appels dans un délai raisonnable, ce qui peut avoir des conséquences importantes pour les résidants.

En projet :

Du personnel supplémentaire spécifique pour l’accueil de jour, deux postes sont demandés, avec des horaires correspondants à ceux des jeunes en accueil de jour.

Trois appartements sont prévus pour 2008, du personnel en plus est envisagé pour accompagner ces résidants.

Un poste d’adjoint de direction est également prévu, permettant un allègement des tâches de la direction, une organisation générale plus proche des résidants au quotidien.

3) La question médicale

Prise de conscience de l’insuffisance quantitative de l’équipe médicale.

Dans un premier temps, obtenir un accord de la DDASS pour la présence à mi-temps d’un médecin à PASSErAILE (actuellement le Docteur Dana intervient 8 heures par semaine)

 Recherche d’un médecin formé aux problèmes spécifiques des IMC et aux différentes pathologies des résidants. (Ou idée de former un médecin généraliste)

Ceci dans un but de coordination, des rendez-vous, des traitements et afin d’améliorer l’écoute médicale.

Ce point semble primordial, nécessaire, reste la difficulté à trouver un médecin intéressé par ce poste. Les recherches sont déjà en cours.

Accentuer également la présence en Kiné (mi-temps demandé), en psychologie, en présence de nuit.

4) La cuisine

Tout le monde se réjouit de la présence du nouveau cuisinier, apparemment talentueux tant sur le plan de la cuisine que sur le plan relationnel.

« Il faut l’attacher », afin de le garder.

Le plaisir est partagé entre les résidants qui mangent mieux et le cuisinier content de les satisfaire.

Le bruit dans le réfectoire

Semble très éprouvant pour la majorité des résidants. Poids de la collectivité, même si l’on ne souhaite pas systématiquement s’isoler totalement dans sa chambre.

  • Proposition faite d’aménager le réfectoire en petits salons afin de le rendre plus convivial, mais cela pose un problème de place pour les 45 fauteuils. Il ne semble donc pas possible de diviser le réfectoire si tout le monde y mange.
  • Proposition d’avoir recours à deux services. Cela nécessite une réorganisation totale du travail des AMP, (toilettes faites suffisamment tôt pour que les résidants puissent bénéficier d’un premier service à 11h30) Cela ne peut être une solution qu’à condition d’une grande rigueur d’organisation et semble difficile compte tenu du grand nombre de résidants.
  • Projet de mette en place 2 tables de 4 personnes dans les pièces attenantes au rez-de-chaussée, afin de permettre à chacun de bénéficier de repas plus calmes.Tout le monde pouvant profiter de la formule, bien évidemment, selon un système de roulement.Cela soulève des questions de ménage, de présence de personnel, de transport des plats, de prise de médicaments…Néanmoins cela semble envisageable au rez-de-chaussée et on souhaite expérimenter.
  • Par la suite, nous pouvons imaginer d’utiliser deux petits salons en salle à manger à petit effectif.

5) Fidélisation du personnel

Plus de quarante démissions depuis l’ouverture de PASSErAILE. On constate qu’en général il faut 3 à 4 ans avant d’obtenir une stabilisation du personnel.

Une partie du personnel se sent très concerné par le projet PASSErAILE, d’autres moins.

Certains s’interrogent sur leur capacité à répondre au travail spécifique avec les IMC, préfèrent travailler avec les enfants.

Pas de congés trimestriels à PASSErAILE, contrairement aux établissements pour enfants, et à certains établissements pour adultes.

Peut-être que cela sera possible un jour au centre de vie de Magny.

6) La formation

Il faut que les formations soient gratifiantes avec une reconnaissance des diplômes suivie d’une gratification financière.

Souci de mettre cela en place.

7) Qualité de vie

  • L’atelier soin du corps va retrouver son utilisation après la construction du nouveau bâtiment. Le local prévu étant actuellement utilisé pour les loisirs des personnes plus lourdement handicapées.
  • Problème des transferts délicat car il faut à la fois ménager le dos des employés et maintenir les possibilités de transfert de chacun des résidants.Peut-être compensé par plus de kiné.
  • Hydratation A gérer au cas par cas, avec une plus grande vigilance pour certaines personnes très dépendantes.
  • Hygiène des fauteuils : Normalement nettoyés deux fois par semaine par les référents. Et globalement nettoyés après chaque repas.

8) Questions diverses

Envisager des réunions Parents/personnel pour les employés désireux de mieux connaître le parcours des familles et les pathologies spécifiques à chacun, pour que les familles passent le relais et se sentent plus en confiance.

Par petits groupes, uniquement pour les familles demandeuses, avec l’accord des résidants.

Compte rendu réalisé à partir des notes prises par Anne LEYRISSET et Karine GOMES

Teddy ALLUSSE

Gérard SAUZET